politique
SANKARISME: La nébuleuse
Dire du Sankarisme qu’il est une nébuleuse, ce n’est pas faire son procès tant le concept par ses « inventeurs » tarde à avoir du contenu et dans la réalité ambiante, il est un fourre tout. C’est là plutôt, nous interpellions à ceux qui s’en réclament à une clarification des choses. En effet, depuis la mort du président Thomas SANKARA le 15 octobre 1987, son nom a donné des idées à des opportunistes tous poids suscitant la création tout azimut de partis politiques, associations et autres ONG aux véritables objectifs aux antipodes des rideaux du père spirituel. Les professions de foi vont vite se heurter aux appétits et aux chocs des intérêts personnels vidant un combat de son intérêt et laissant un Sankarisme sans âme.
Aujourd’hui, aux vues des tribulations du milieu sankariste, avec du recul, les vrais « disciples » de Thomas SANKARA ne refuseraient plus que l’on dise qu’ils se sont laissé prendre au piège par des nécrophages. Tels des vautours fondant sur une carcasse, beaucoup ont saisi la disparution du président du CNR comme une aubaine pour se faire une place au soleil dan ce monde où l’opportunisme de mauvais aloi tend à nourrir son homme. C’est dire si le mal qui ronge le milieu est congénital.
Sur le terrain politique, les empoignades entre leaders de partis
sankaristes sont légion. En effet, dès l’aube de la renaissance démocratique du Burkina Faso avec Blaise COMPAORE, on a vus déjà se donner en spectacle, se « déchirant » pour 15 millions offerts par la veuve SANKARA, suite à un « pèlerinage » qu’ils ont effectué auprès d’elle en France. Des Sankaristes qui se battent pour de l’argent, avouez que cela fait désordre. Et pire, c’est trahir l’idéal du père spirituel et par conséquent l’esprit du combat qu’on prétend mener. Conséquence de cette chienlit congénitale la division va s’installer et susciter des « appétits présidentielles ». En sus des partis comme
avec les Sankaristes, c’est l’assertion selon laquelle « les hommes politiques sont là pour régler les problèmes que l’on n’aurait pas s’il n’y avait pas de politicien ».

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