Elections et tic
Désormais un couple inséparable contre la fraude
La rencontre de Ouagadougou, selon les organisateurs visait deux objectifs principaux à savoir :
- Permettre aux hauts responsables des structures électorales membres du RESAO de mieux connaître le système de l’enregistrement biométrique et de façon générale les différentes applications des TIC dans les élections ;
- Permettre aux acteurs nationaux burkinabé du processus électoral, gouvernement, Assemblée nationale, CENI, partis politiques et société civile d’apprécier les avantages et les limites du système d’enregistrement biométrique.
Au regard de ces deux objectifs pertinents pour les acteurs du processus électoral, les représentants de l’U.A, de
Afin de permettre aux participants de mieux cerner les différents contours du thème, plusieurs communications ont été faites soit par des experts, soit par des responsables de structures en charge des élections :
- Utilisation des TIC dans la mise en œuvre d’un processus électoral ;
- Fraudes électorales : manifestations et impacts sur la démocratie ;
- Expériences de l’enregistrement biométrique des élections.
Ces différentes communications ont donné lieu à des échanges. Pour joindre l’acte à la parole, des fournisseurs de technologies d’enregistrement biométrique et des opérateurs locaux ont été invités à la rencontre. Chacun a pu montrer son savoir-faire dans le domaine de l’enregistrement biométrique des électeurs et les TIC dans les processus électoraux.
A l’issue des trois (3) jours de travaux, le président de
- Au vu de la complexification des exigences des acteurs du processus électoral, l’utilisation des TIC est devenue une nécessité ;
- Au regard des coûts encore élevés des équipements, il est recommandé aux pays qui veulent s’engager dans cette voie de mener une étude préalable afin de rationaliser les investissements en intégrants les activités d’Etat civil à l’établissement des fichiers électoraux ;
- Les innovations indispensables à l’amélioration de la conduite des processus électoraux doivent correspondre à une demande des acteurs et les choix opérés par les structures en charge des élections doivent leur être expliqués.
Au regard de tout ce qui précède, on peut affirmer que les élections et les TIC sont désormais inséparables. Inséparables pour la crédibilité des élections et inséparables pour minimiser les effets pervers de la fraude. Observateurs et acteurs du processus électoral attendent, en tous cas, que le Burkina emboîte le pas dans l’enregistrement biométrique des électeurs.
Ben Alex BEOGO

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