Au FASO

Gouvernance

 

Le Burkina  avance malgré les «oba, oba»

 

Le Burkina Faso va bien. Il n’est pas exagéré de faire cette affirmation dans ce monde en crise. Des faits surtout sur le plan international le prouvent aisément.

 

«Même si vous avez une dent, l’essentiel est qu’elle soit blanche» dit l’adage populaire. Appliqué à la situation des Nations, nous pouvons que dans un monde en crise, l’essentiel est de ne pas baver comme des chiens de Pavlov devant la difficulté.

Le Burkina vu dans cet angle peut être satisfait. Depuis le début des années 2000, le monde n’a cessé de basculer vers la crise générale qu’elle vit aujourd’hui et qui a plongé le monde occidental dans la récession. Il n’est un secret pour personne que le capitalisme occidental a montré ses limites depuis la crise des « subprimes » aux Etats-Unis. Des piliers du NASDAQ,la grande indice des valeurs de Wall Street la bourse de New York comme la banque LEHMAN BROTRHERS a été contrainte de mettre la clé sous le paillasson. La compagnie d’Assurance AIS et les fabricants de voitures GENERAL MOTORS, KRYSLER et FORD n’ont été sauvés que par l’intervention massive de l’Etat américain. En Europe la banque FORTIS est passée sous le contrôle des Etats.

Malgré les affirmations, les pays africains ne sont pas épargnés et la vie chère est la chose la mieux partagée sous les cieux. Un pays comme le Burkina sans grande richesse naturelle et situé loin du littoral aurait dû être un éternel sinistré dans un tel contexte.

Dieu merci, grâce au dynamisme de ses fils et surtout ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, le pays arrive à tirer ses marrons du feu et  enregistre des succès qui augurent d’un avenir meilleur.

Le MAEP, le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs avait à son programme  le Burkina Faso. Des experts compétents dans plusieurs domaines ont séjourné ici en début 2008. Ils ont parcouru toutes les régions et rencontré les populations. Après ce travail de fourmi mené dans tous les secteurs de la vie social, le Burkina a fini par  recevoir un satisfecit lors d’un sommet au Bénin. Pour qui connaît, la composition et la rigueur au travail du groupe d’experts qui a passé le Burkina à la loupe, il n’est pas permis de douter du sérieux de la décision. La situation ainsi décrite reflète donc la réalité du terrain.

D’ailleurs, il est aisé de le constater sur le terrain. Depuis la décision du gouvernement d’être plus regardant dans l’usage des biens publics, on note selon certaines sources des économies d’échelle très notable. Le Premier Ministère aurait économisé près de trente millions de FCFA de carburant avec l’interdiction d’utiliser les véhicules de l’Etat en dehors des heures de service et l’usage de la carte magnétique dans la gestion du carburant à la place des traditionnels bons d’essence. Si on porte le calcul à tout le pays, il est clair que le chiffre sera multiplié par trois ou quatre.

La vie chère est venue plombée les efforts mais aucune nation ne peut vivre en clos et le Burkina a été obligé de subir les conséquences cet environnement international. D’ailleurs le Gouvernement a pris des mesures idoines pour tenter de minimiser les effets avec la décote douanière de certains produits de grande consommation comme le riz, le lait en poudre…

L’incitation à produire davantage sur le plan local pour ne pas toujours dépendre de l’extérieur est une excellente mesure. Cette politique de soutien à la   production  a été bien inspirée notamment dans le domaine agricole. La bonne pluviométrie aidant, le Burkina s’est retrouvé avec un excédent céréalier pour la campagne agricole 2008.

Dans le domaine minier, les entreprises  se bousculent et  au moins quatre mines d’or sont en exploitation à travers le pays. L’avenir est prometteur avec la promesse du sous sol. La dynamique ne passe évidemment pas inaperçue.

La  bonne marche du Burkina est confirmée par la rigoureuse Banque Mondiale à travers son concept «Doing business». Selon l’institution de Bretton Woods, le Burkina se classe parmi les pays où  climat des affaires est le plus favorable. En effet, depuis quelques années des mesures sont pour faciliter d’abord la création des entreprises à travers l’allègement des formalités.

On a plus besoin de courir derrière de multiples signatures de responsables administratifs avec les désagréments que cela comporte pour mettre en place une activité économique. A la Maison de l’entreprise on peut se faire délivrer les documents d’existence de son entreprise en moins de deux semaines.

La naissance d’une entreprise ne suffit à la faire vivre. Elle a besoin d’un environnement sain de concurrence pour évoluer et s’épanouir. Le Gouvernement a mis en place des instruments qui placent tout le monde sur le même pied d’égalité dans la conquête des marchés publics.

La réorganisation de la structure de pilotage des marchés de l’Etat, la présence des guichets uniques dans de nombreux secteurs d’activités et  la lutte permanente contre le phénomène de la corruption permettent aux acteurs économiques de travailler dans la quiétude.

 

Même les pourfendeurs le reconnaissent

C’est sans doute pour saluer la marche en avant du Burkina que les Etats-Unis d’Amérique ont inscrits le Burkina dans leur Millenium Challenge Account. Une trouvaille de l’oncle de Sam pour venir en aide aux pays oeuvrant dans le sens de la bonne gouvernance.

Avant le MCA, le Burkina avait déjà bénéficié des Etats-Unis de l’AGOA qui permet d’y d’exporter des produits sans frais de douane

Le président du Faso a effectué un voyage fort remarqué aux USA où un accord de financement de 204 milliards de CFA a été signé. Cette importante enveloppe va couvrir des domaines comme les infrastructures, l’éducation….

S’il y a encore une preuve à faire que notre pays va dans le bon sens, c’est avec l’Association de défense des Journalistes « reporters sans frontière » qu’il faut aller la chercher. Cet organisme basé en France et qui ne vit en réalité que le malheur de ceux qu’il prétend avait trouvé dans l’ignoble assassinat de notre confrère Norbert ZONGO un terrain favorable pour son épanouissement en Afrique. On se rappelle des actions cavalières de son président Robert MENARD au plus fort de la crise et même de la récente provocation de son successeur Jean François JULIARD le 13 Décembre dernier où en compagnie de ses amis du collectif il a rebaptisé l’Avenue de la Nation « Avenue Norbert ZONGO ».

Evidemment pour RSF, le Burkina était un enfer pour les gratte-papiers. Heureusement pour son image, elle s’est rendue à l’évidence que le malheur qui a frappé la famille de Norbert ZONGO et l’ensemble de la presse n’était pas le fait du prince. Les Journalistes burkinabè sans bénéficier d’un environnement sécurisé à 100% (qui n’existe nulle part) possède un cadre adapté à la bonne pratique du journalisme. En classant, le Burkina 7ème sur le plan africain RSF désavoue ses propres convictions.

Contrairement à ce que dit le reggaeman ivoirien Tiken Djah Fakoly dans une de ses chansons, le Burkina ne va pas mal. Même ses pourfendeurs le reconnaissent.

La construction d’une Nation est une œuvre de longue haleine et il est incorrect de dire qu’il ne reste pas de défi à relever. C’est même parce que la tâche à accomplir est ardue que la marche actuelle mérite d’être saluée. Le Burkina va de l’avant grâce au travail de ses fils. Ceux  qui ne voient que du noir même sous la clarté de la lune vont finir par le comprendre

 

 



Article ajouté le 2009-01-17 , consulté 21 fois

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