VIH

 

 

Lutte contre l’infection à VIH/SIDA 

Rodrigue Hermann W. ILBOUDO passe à la loupe l’infection néonatale 

 

Depuis le mardi 18 novembre 2008, Rodrigue Hermann W. ILBOUDO. est devenu le Docteur Rodrigue ILBOUDO. Il a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Ouagadougou devant un illustre jury présidé par le Pr. Rasmata OUEDRAOGO, avec comme membres, le Pr. Rabiou CISSE (comme directeur de thèse), le Dr Ousséni DIALLO, et le Dr Georges OUEDRAOGO.

Parents, amis et connaissances sont venus également nombreux le soutenir.   « Radiographie thoracique et infection par le VIH chez l’enfant » est le thème de la thèse qui lui a valu la mention Très honorable avec félicitation du jury.

 

«Il faut supprimer tous les adultes», avait répondu un enfant quand on lui demandait comment on  pouvait lutter contre le VIH/SIDA. Cette anecdote livrée le jour de la soutenance par le Docteur Georges OUEDRAOGO en dit long sur la perception des enfants par rapport à la maladie. En choisissant de soutenir sa thèse de doctorat sur «Radiographie thoracique et infection par le VIH chez l’enfant», Rodrigue Hermann W. ILBOUDO répare en quelque sorte le tort que causent les adultes aux mômes. En effet, le thème sur lequel il a bâti son travail, jusque-là, n’avait fait l’objet d’aucune étude dans notre pays. En choisissant de s’attaquer à ce sujet d’actualité, le jeune médecin de 28 ans  est allé plus loin  pour toucher le cas  de l’infection chez l’enfant.  «Je voulais aussi aborder un thème qui puisse apporter une touche particulière aux différents problèmes de santé, et je me disais qu’il fallait aborder un thème d’actualité, un thème qui touche les classes les plus vulnérables à savoir les femmes et les enfants.»  A dit le Dr Rodrigue ILBOUDO  Il ressort du  travail que  l’infection chez les enfants,  est corrélée de très près à l’infection chez les femmes. L’étude a permis de savoir que plus de 90% des cas d’infection sont liés à la transmission  mère enfant, le reste des cas sont liés à des problèmes transfusionnels et aux abus et sévices sexuels sur les enfants. L’infection à VIH chez l’enfant évolue sur deux plans, parce que, même si l’enfant n’est pas infecté par le VIH, il est affecté par le VIH. En effet, quand l’infection touche les adultes, c’est comme si cette infection touchait aussi les enfants car il y a des enfants qui se trouvent très vite orphelins laissés à eux-mêmes, ce qui est aussi un sérieux problème.  «Chez l’enfant infecté par le VIH, dira le Dr ILBOUDO,  la particularité est que l’évolution est bimodale et se fait de deux manières. D’abord, compte tenu du fait que l’infection se fait dans le sein de la maman, l’évolution de la maladie peut commencer dès «in utero » et c’est généralement des enfants qui ne peuvent pas dépasser l’âge de cinq ans.  La deuxième particularité c’est que, si l’infection se fait au moment de l’accouchement, c’est la deuxième phase de l’évolution, des enfants qui  peuvent vivre jusqu’à 8ans, sans avoir de problèmes c’est pour cela que chez les enfants on parle d’évolution bimodale. Malheureusement chez nous en Afrique ce qui évolue très rapidement, tue 70 à 80% des cas, contrairement en Europe où on a que 10 à 15% des cas.»

 

Un apport de plus dans la lutte contre le VIH ?

Le thème du travail de la thèse est «Radiographie thoracique et infection par le VIH chez l’enfant», quelques études s’étaient déjà penchées sur la question. En Occident, en Afrique avec peu d’études, mais au Burkina Faso, aucune étude n’avait été faite à ce sujet. Et pour l’impétrant, «Si on tient compte que les pathologies thoraciques  plus précisément les pathologies pulmonaires sont les premières manifestations opportunistes au cours de l’infection à VIH, je pense que l’étude a toute sa place. Il faut ajouter à cela que les patients d’une manière générale, ne meurent pas de l’infection par le VIH, mais plutôt des infections opportunistes. Il est donc important de cibler ces infections opportunistes de les traiter assez précocement, afin d’améliorer la survie et le bien-être même des patients. «Cette thèse montre si besoin est, la place de la radiographie compte tenu du fait que c’est l’examen para clinique qui est le plus accessible, le scanner étant encore inaccessible pour la plupart des malades,  à travers cette radiographie et les images que l’on a, ça peut donc orienter vers telle ou telle pathologie quitte donc à faire d’autres examens biologiques ou histologiques pour confirmer le diagnostic.» A soutenu Dr ILBOUDO. Gageons que cette étude aidera les acteurs qui œuvrent dans la lutte contre le VIH, pour une meilleur prise en charge des malades.

 

 



Article ajouté le 2008-12-10 , consulté 23 fois

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