COTON

Technologie pour le développement du coton Le coton transgénique incontournable La 67e réunion plénière du comité consultatif international sur le coton a clos ses travaux, le vendredi 21 novembre sur des notes d'espoir et de satisfaction pour les participants. Et après cinq jours d'intenses débats. Plus de quatre cents participants venus de plus d'une trentaine de pays et d'organisations internationales ont débattu sur des dizaines de communications sur des thèmes variés relatifs au coton. Pour couronner le tout, les acteurs sont tous unanimes sur le fait que le développement du secteur, la culture du coton transgénique est aujourd'hui incontournable, même si le secteur connaîtra une baisse de production et de consommation courant 2008-2009. On remarquait, sans risque de se tromper, un satisfecit général sur les visages au regard de la qualité de l'organisation de la rencontre. «On prévoit une diminution de la production et de la consommation industrielle de coton», note le rapport du secrétariat à la plénière. La saison 2008-2009 sera donc morose pour le secteur cotonnier. La consommation et la production subiront une baisse mondiale. Cela n'est d'ailleurs pas étonnant au vu de la crise financière qui secoue le monde. Mais outre le ralentissement de la croissance consécutive à la crise, il y a le fait que le coton subit une concurrence des fibres synthétiques, ce qui affecte la demande du produit cotonnier. La production mondiale accuse pour ainsi dire, une diminution jamais égalée depuis ces 10 dernières années. C'est pourquoi, le secrétariat indique « que malgré cette réduction des stocks, et l'augmentation des coûts de production, les données de la première partie de la campagne en cours indiquent que les prix moyens cotonniers chuteront par rapport au niveau moyen de la dernière campagne. » Il est ressorti par ailleurs qu'il y a davantage d'incertitudes quant au prix des produits de base et aux perspectives de l'économie mondiale que de coutume pour cette époque de l'année. Ainsi le CCIC, à travers son secrétariat a informé que chaque prévision de prix inclut un intervalle de confiance basé sur des données statistiques et a exhorté tous les participants au marché à prendre en compte cet intervalle lorsqu'ils interprètent les prévisions des prix. Le coton transgénique désormais incontournable Pour les spécialistes, la biotechnologie transforme la filière cotonnière mondiale. Au cours des échanges, des informations ont été données sur les variétés de coton développées à partir de l'application de la biotechnologie (coton biotech, issu du génie génétique, transgénique, génétiquement modifié). Aujourd'hui, ce coton représente plus de la moitié de la production mondiale de la dernière campagne et la part du coton biotechnologique continue d'augmenter. Pour exemple, notre pays récolte 10 000 hectares de coton transgénique cette campagne. En la matière, l'Inde est classé premier pays producteur de coton transgénique au monde avec l'introduction de plusieurs variétés biotech. C'est dire que le coton transgénique présente des avantages considérables aux yeux des agriculteurs. La réunion de Ouagadougou a permis aux scientifiques d'indiquer que la biotechnologique agricole est l'un des nombreux outils disponibles pour améliorer la productivité des récoltes et la durabilité environnementale de l'agriculture. « Lorsqu'elle est utilisée d'une façon appropriée, la biotechnologique peut offrir de nombreux avantages notamment une lutte efficace contre certains ravageurs, la réduction du nombre des pertes de rendement dues aux dégâts produits par les insectes, et des réductions du nombre d'application d'insecticides donnant ainsi aux agriculteurs un revenu supplémentaire», a relevé un délégué indien. Selon le CCIC, les scientifiques sont presque tous unanimes à dire qu'aucune conséquence néfaste pour la santé humaine et environnementale due à l'utilisation des biotechnologies pour la production du coton n'aurait été documentée dans aucun pays. C'est dire donc que si des pays traînent les pieds, quant à l'expérimentation de la biotechnologie dans le secteur cotonnier, c'est beaucoup plus diront les scientifiques « dû au fait que ces pays ne sont pas dotés de cadres de biosécurité nécessaires à la réglementation des essais, la répartition et l'utilisation de ces cultures. Mieux, l'harmonisation des règlementations et des normes relatives à la commercialisation des produits biotech pourrait faciliter la création d'environnements propices, qui permettraient aux exploitants agricoles d'avoir accès à ces outils bénéfiques à une amélioration de la production. » Le transfert de technologies, la performance sociale, environnementale et économique de la production du coton, la question de la compétitivité du coton africain, l'achèvement du cycle de Doha, etc. ont fait également l'objet de discussion et de proposition. Mais avant de se quitter, c'est l'Afrique du Sud qui a été retenue pour abriter la 68e réunion plénière qui se tiendra du 7 au 11novembre 2009 au Cap.


Article ajouté le 2008-11-27 , consulté 40 fois

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