L'Excision

Lutte contre la pratique transfrontalière de l'excision

Pour une synergie d'action

 

La rencontre des Premières dames des pays limitrophes du Burkina, sur la pratique transfrontalière de l'excision a pris fin le mercredi 15 octobre à Ouaga 2000. Après les experts, les ministres, les premières dames ou leurs représentantes se sont engagées pour une synergie d'action contre la pratique. La cérémonie de clôture a eu lieu en présence de Mme Chantal COMPAORE et Mme Larba TANDJAN, respectivement première dame du Burkina et du Niger.

 

Organisé par le ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale en collaboration avec le fonds des Nations unies pour la femme (UNIFEM), la rencontre de Ouagadougou a permis aux participants de comprendre la nécessité d'une synergie d'action. Les actions disparates et isolées ayant montré leurs limites. Pratique devenue transfrontalière, l'excision doit donc faire l'objet d'une lutte commune.

L'excision a le même visage et les mêmes conséquences dans les pays de la sous-région, notamment, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Niger et le Bénin. Raison de plus pour adopter les mêmes stratégies de lutte.

 

Une pratique néfaste et à la peau dure

Les taux de prévalence varient d'un pays limitrophe à un autre. 49,85% pour le Burkina, le Togo et le Bénin, 85% pour la Côte d'Ivoire et le Ghana, 2,2% pour le Niger. D'où l'interpellation de la directrice régionale de l'UNIFEM qui souhaite que les Premières Dames soient les porte-parole de son institution dans la lutte contre ce phénomène.

Pour la Première dame du Niger : «l'efficacité de la lutte doit reposer d'abord sur la mise en œuvre d'instruments juridiques internationaux». Mme COMPAORE ne dit pas autre chose, lorsqu'elle soutient «qu'il faut trouver des stratégies conjointes pour accélérer l'adoption d'une loi spécifique aux mutilations génitales féminines dans les pays qui n'ont pas encore une législation en la matière». C'est dans cette dynamique que les participants à la rencontre ont adopté un plan d'action sous-régional de lutte contre la pratique transfrontalière des mutilations génitales féminines et pris l'engagement de participer activement à la lutte.

Le plan d'action adopté vise à assurer l'implication des autorités politiques dans les actions de plaidoyer en faveur de l'élimination de la pratique.

Les participants ont, en outre, demandé aux Etats de signer, ratifier et de veiller à l'application du protocole de la charte africaine des droits de l'homme et des peuples.

«C'est un très bon plan de lutte», a dit Mme Chantal COMPAORE, avant de souhaiter l'engagement des autorités au niveau de la CEDEAO et des partenaires techniques et financiers.

«C'est à nous de montrer notre volonté de réussir…» a-t-elle conclu 



Article ajouté le 2008-10-24 , consulté 29 fois

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