LUTTE SYNDICALE
Syndicat national des télécommunications Une grève Le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) a tenu une conférence de presse, le vendredi 17 octobre 2008 à la Bourse du travail pour parler des problèmes que vit l'Office National des Télécommunications (ONATEL) et annoncer une grève pour les 22 et 23 octobre 2008. Le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) et Maroc Telecom, actionnaire majoritaire (51%) de l'ONATEL ne semblent pas regarder dans la même direction, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour prendre l'opinion publique à témoin sur ce que le SYNATEL a nommé, "les dérives de gestion", une conférence de presse a été tenue le vendredi 14 octobre 2008, par ses premiers responsables pour expliquer les raisons de la grève prévue pour les 22 et 23 de ce mois. En effet, le secrétaire général du SYNATEL, Souleymane SO, au nom de ses camarades, a dressé les deux ans de gestion de Maroc Telecom à la tête du l'ONATEL. Un bilan qu'il a qualifié de "dérive de gestion". Pour lui, l'entreprise souffre d'un problème organisationnel dû à la suppression de plus de 200 postes de responsabilité, de la mise en chômage technique de plusieurs cadres et de ceux qui peuvent porter des critiques, la non-association de l'organisation syndicale à la gestion de l'entreprise, etc. Il est allé plus loin en rassurant que l'ONATEL fonctionne sans règles formalisées. Au plan des ressources financières, le SG du SYNATEL dénonce la stagnation des salaires, le non-paiement des heures supplémentaires, le retard de l'acquittement de frais de missions, l'hémorragie financière vers l'extérieur et la discrimination entre les employés marocains expatriés et le personnel local. "Il y en a qui habitent des maisons dont le loyer mensuel est supérieur à 15 fois le salaire d'un cadre supérieur", a-t-il soutenu. M. SO, a pris l'exemple de la démission de l'ex-directeur général de l'ONATEL, Moussa SANFO aujourd'hui à TELECEL Faso, pour justifier cette mauvaise gestion du personnel. Au vu des évènements susceptibles de donner un coup de frein aux activités de leur structure, le SYNATEL pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs a soumis à la direction générale de l'entreprise une plate-forme revendicative dont l'augmentation de 40% des salaires, 100% des indemnisés de transport, 25%des frais de missions. Selon M. SO sa structure en est arrivée à là après des négociations infructueuses dont l'arbitrage a été mené par le ministre en charge du Travail et celui, en charge des Télécommunications. Il voit en cela le refus manifeste de la direction de satisfaire leurs doléances. "Si la situation financière de l'ONATEL aujourd'hui n'est pas solide, c'est la faute au DG, Mohamed MORCHID et les travailleurs ne sont pas prêts à endosser les conséquences de cette mauvaise gestion", s'est-il défendu. Et pour barrer la route à cette "dérive de gestion", le SYNATEL a annoncé une observation d'arrêt de travail de 48 heures les 22 et 23 octobre 2008. A entendre cette structure, la privatisation de l'ONATEL n'a rien apporté à la qualité de prestation des services, pire les clients sont tout le temps grisés et l'avenir reste sombre pour cette société, leader des télécommunication au Burkina Faso.
Article ajouté le 2008-10-22 , consulté 43 foisCommentaires
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