TABAGISME

Le sevrage tabagique : dur, dur mais pas impossible "Il faut arrêter de fumer… Tu penses que c'est facile d'arrêter ?" Des propos que l'on entend à longueur de journée entre fumeurs et non-fumeurs. C'est un constat, il est plus facile d'apprendre à fumer que d'arrêter. Cependant, le sevrage tabagique se présente comme une alternative pour les nombreux fumeurs. Il existe différentes causes qui poussent le sujet au tabac. Une fois le mécanisme enclenché, le besoin de fumer va croissant avec l'usage. Parmi ces causes, on note le mimétisme. Par exemple l'imitation des parents, des frères, des sœurs, des amis, etc. la timidité ou le manque de confiance en soi, enfin la difficulté à supporter le stress. Le sevrage tabagique Le sevrage se définit comme l'arrêt progressif ou immédiat de la consommation d'une substance dont le sujet est dépendant. Dans le cas du tabagisme, la substance mise en cause est essentiellement la nicotine. Pendant le sevrage tabagique, l'organisme réclame sa dose de nicotine pour satisfaire une certaine sensation de bien-être, c'est l'état de manque. La dépendance s'explique par des phénomènes purement biologiques. Mais, il est indispensable de tenir compte du rôle de l'environnement qui entoure le fumeur. Les gestes et les petites habitudes associés au tabac sont perçus par le cerveau comme autant de signaux capables de provoquer une envie irrépressible de fumer. Pour peu que la consommation du tabac reste régulière, une dépendance imputée à la nicotine s'installe. Cette composante du tabac fait ressentir ses effets sur une zone du cerveau associée au plaisir et à la gratification, et ce, quelques secondes après l'inhalation de la première bouffée. Le fumeur ressent alors une agréable sensation de détente et de satisfaction. Le cerveau en demande rapidement plus ; le fumeur développe alors le besoin d'une dose régulière qui finira par l'enfermer dans un cycle vicieux, certains diront dans un cycle infernal. Selon les spécialistes, la dépendance au tabac a deux composantes : physiologique et psychique. La dépendance physiologique se traduit par une envie intense de fumer, associée à une sensation d'inconfort, mais aussi de l'incapacité d'opposer une volonté au tabac, tandis que la dépendance psychique s'acquiert par un simple plaisir de se retrouver en compagnie d'autres fumeurs ; d'un abus simultané entre le tabac et certains éléments comme le café, l'alcool, la lecture… Elle peut aussi s'acquérir à partir d'un style que le fumeur veut se donner et quelquefois d'un réflexe ou d'un conditionnement : dès que le fumeur voit un paquet de cigarettes, son cerveau reçoit immédiatement un signale d'en allumer une. La nicotine reste fortement impliquée dans ce processus. Elle est considérée comme étant le principal responsable de la dépendance. Elle possède, selon les spécialistes de la santé, un "atout" chimique qui lui permet de se lier à certaines protéines de la surface des cellules nerveuses. Elle excite les centres de plaisir en piratant le circuit de la récompense. La décision d'arrêter de fumer La décision d'arrêter de fumer par soi-même n'a pas toujours marché pour ceux qui le désirent. Si d'aucuns ont réussi à s'en sortir, d'autres, par contre, après une certaine période d'abstinence, se sont replongés dans la dépendance de la nicotine. Pour pallier cette situation des substituts nicotiniques leurs sont proposés et ils sont ainsi soumis à un sevrage tabagique. Il est à noter que le sevrage tabagique, pouvant conduire à l'indifférence au tabac, nécessite un certain temps dont la durée est fonction de la susceptibilité individuelle. En général, ce temps ne peut être situé avant 10 mois. Il faut en moyenne 36 heures pour éliminer la nicotine de la circulation sanguine, selon les spécialistes. Quant aux symptômes du sevrage, une période d'une à deux semaines sera nécessaire pour les faire disparaître. Ces symptômes se manifestent par une baisse de la performance intellectuelle, diminution de la capacité de concentration, irritabilité, nervosité, constipation et insomnie. Pour certains, on note certaines manifestations qui varient d'un sujet à l'autre : démangeaisons, irruptions cutanées, état dépressif, instabilité émotionnelle et sensation de manque. Comme on peut le constater l'arrêt du tabac n'est pas chose aisée. Cependant, à force de volonté aucun obstacle n'est infranchissable surtout lorsqu'il s'agit d'un tabagisme dont les méfaits sont bien connus : responsable d'un grand nombre de maladies (cardiovasculaires, respiratoires, cancers, ulcères gastro-duodenales…) avec au finish environ 60 000 décès par an. I


Article ajouté le 2008-10-17 , consulté 57 fois

Commentaires



Liens

Voir les articles de la catégorie " santé "

Retour aux articles